Logements sociaux : Neuilly-sur-Seine sanctionné
4 villes des Hauts-de-Seine, Neuilly, Marnes-la-Coquette, Sceaux et Vaucresson, vont être sanctionnées pour ne pas avoir respecté le quota de 20 % de HLM imposé par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Le préfet des Hauts-de-Seine a pris lundi des arrêtés de carence à l'encontre des 4 communes.
A Neuilly, 439 logements sur 815 ont été construits, ce qui fait l'objet d'une majoration fixée à 26 %, soit 519,7 euros par logement manquant.
Neuilly, dont le ministre de l'Intérieur et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy, a été maire de 1983 à 2002, ne compte que 2,6 % de HLM. "Depuis 2000, la proportion des logements sociaux a doublé à Neuilly ", pour atteindre 757 sur 29.596 logements au total, souligne Antoine Masson, directeur de cabinet de l'actuel maire UMP Louis-Charles Bary. "Le problème est que la commune est entièrement bâtie. Dès qu'on apprend que quelque chose se libère, on récupère et on construit", explique Antoine Masson, selon qui "huit ou neuf chantiers sont en cours ou vont s'ouvrir".
Quand on lui demande si les maires qui ne respectent pas les engagements de la loi SRU doivent être sanctionnés, Nicolas Sarkozy répond dans "Ouest-France": "Quand il n'y a pas de terrain, vous faites quoi ? Vous mettez le maire en prison ?" "La loi n'impose pas les 20 % tout de suite, elle exige de faire chaque année des dépenses en faveur des logements sociaux pour aller vers cet objectif. Et c'est ainsi qu'à Neuilly, quand j'en étais le maire, en quatre ans nous sommes passés de 400 logements sociaux à 800", ajoute le ministre. Il juge qu'une "bonne politique du logement ne consiste pas à couvrir la France de logements sociaux": il s'agit de "permettre aux salariés modestes d'être propriétaires de leur logement et, ainsi, de libérer des HLM pour ceux qui n'ont pas les moyens d'être propriétaires".
Le 21 novembre, le président Jacques Chirac a renouvelé son avertissement aux communes rétives à l'application de la loi SRU. "J'ai demandé que les préfets puissent faire les constats de carence nécessaires d'ici le mois de décembre et que les pénalités prévues par les textes soient appliquées aux communes qui n'auraient pas fait l'effort nécessaire dans ce domaine", a-t-il prévenu.
SOURCE : FRANCE 2

